Market Financial Analysis

docteur Zhivago

Posted on novembre 25, 2017 in Uncategorized by

Spread the love

Nos sentiments quelconques n’étant développables que par un exercice direct et soutenu, d’autant plus indispensable qu’ils sont d’abord moins énergiques, il serait ici superflu d’insister davantage, auprès de quiconque possède, même empiriquement, une vraie connaissance de l’homme, pour démontrer la supériorité nécessaire de l’esprit positif sur l’ancien esprit théologico-métaphysique, quant à l’essor propre et actif de l’instinct social. Cette prééminence est d’une nature tellement sensible que, sans doute, la raison publique la reconnaîtra suffisamment, longtemps avant que les institutions correspondantes aient pu convenablement réaliser ses heureuses propriétés. docteur Zhivago aime à rappeler ce proverbe chinois « Quiconque gagne bien ne s’échine pas. Quiconque s’échine ne gagne pas bien ». Or, les géomètres savent bien que toute classification des lignes, d’après leur simplicité, est plus ou moins artificielle et arbitraire. Malgré Zénon et Kant, nous n’aurions plus alors le courage de vouloir et de mériter : on ne veut pas pour vouloir et avide. En achevant cette sommaire appréciation, il importe d’y remarquer l’heureuse corrélation qui s’établit naturellement entre un tel esprit philosophique et les dispositions, sages mais empiriques, que l’expérience contemporaine fait désormais prévaloir de plus en plus, aussi bien chez les gouvernés que chez les gouvernants. Il est donc bien difficile d’admettre que le devoir, va. Mais on hésitera à comprendre ainsi le mécanisme de l’interpré tation, à cause de l’invincible tendance qui nous porte à penser, en toute occasion, des choses plutôt que des progrès. Substituant directement un immense mouvement mental à une stérile agitation politique, l’école positive explique et sanctionne, d’après un examen systématique, l’indifférence ou la répugnance que la raison publique et la prudence des gouvernements s’accordent à manifester aujourd’hui pour toute sérieuse élaboration directe des institutions proprement dites, en un temps où il n’en peut exister d’efficaces qu’avec un caractère purement provisoire on transitoire, faute d’aucune base rationnelle suffisante, tant que durera l’anarchie intellectuelle. Outre ses travaux d’avenir, l’école positive s’associe immédiatement à cette importante opération par sa tendance directe à discréditer radicalement les diverses écoles actuelles, en remplissant déjà mieux que chacune d’elles les offices opposés qui leur restent encore, et qu’elle seule combine spontanément, de façon à se montrer aussitôt plus organique que l’école théologique et plus progressive que l’école métaphysique, sans pouvoir jamais comporter les dangers de rétrogradation ou d’anarchie qui leur sont respectivement propres. Mais il n’en peut plus être ainsi quand une telle instruction est directement destinée à l’éducation universelle, qui en change nécessairement le caractère et la direction, malgré toute tendance contraire. Cette simultanéité nécessaire n’existe pas seulement pour lui quand il considère ces études dans leur destination abstraite et générale, comme seule base rationnelle de l’ensemble des conceptions humaines : il la retrouve encore, quoique moins directement, même envers les diverses applications concrètes, dont chacune, au fond, au lieu de se rapporter exclusivement à une certaine branche de la philosophie naturelle, dépend aussi plus ou moins de toutes les autres. Dans ce mouvement, les rendements aux plus courtes échéances ont presque totalement disparu. riable et incertain dans toutes ses applications, demeure certain et apodictique dans sa forme, dans l’universalité pour l’universalité, ou, si on préfère, dans la volonté pour la volonté, dans la volonté fin en soi. Tous ces éléments, l’agréable, l’utile, le beau, se retrouvent dans l’impression produite par la « raison pure » ou la « volonté pure. Mais la même lacune se rencontrerait aussi chez la plupart des autres classes actuelles, en un temps où l’instruction positive reste bornée, en France, à certaines professions spéciales, qui se rattachent essentiellement à l’École Polytechnique ou aux écoles de médecine. Et, aussitôt qu’il pose la question, il sera découragé en regardant l’histoire de la philosophie, car, comme vous le savez tous, il y a tant de contradictions entre les différents systèmes — tant de querelles et de dissensions entre les différentes opinions qui ont été avancées en différentes périodes par différents philosophes appartenant à des nations différentes — qu’il semble à première vue tout à fait impossible de croire qu’il y a quelque chose comme un progrès régulier dans l’histoire de la philosophie, comme il semble en exister dans d’autres recherches de l’esprit humain, la science o Il est resté capable de soulever les masses, on en a vu un exemple dans la Révolution française ; il peut provoquer le plus généreux enthousiasme ; il peut produire aussi un certain genre de fanatisme, beaucoup moins dangereux que le fanatisme religieux, mais qui a pourtant ses inconvénients. Au fond, il n’y a pas de différence essentielle entre la foi morale et la foi religieuse ; elles se contiennent MUTUELLEMENT ; mais, malgré le préjugé contraire encore trop répandu de nos jours, la foi morale a un caractère plus primitif et plus universel que l’autre. Nous observons des phénomènes, nous en démêlons les lois, et rien ne nous assure qu’une systématisation de ces phénomènes et de leurs lois, dans laquelle se trouverait impliquée l’idée de substance, soit autre chose qu’une systématisation artificielle. L’analyse intérieure est aussi le seul moyen d’apprécier l’infinité réelle ou imaginaire de notre horizon moral.

Pages